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L’exorcisme et la grâce de Dieu

L'exorcisme et la grâce pour prêtre exorcisteSi vous demandiez au hasard, à des gens dans la rue, de vous donner une expression chrétienne, il est fort probable que beaucoup d’entre eux — qu’ils soient chrétiens ou non — vous répondent : « À la grâce de Dieu. » Cette expression est incroyable, non seulement parce qu’elle est particulièrement populaire et appréciée de tous les chrétiens de tous les temps, mais aussi parce qu’elle synthétise parfaitement l’essence du christianisme.
Quand on commence vraiment à penser à la grâce ou à l’exorcisme, il est légitime de se demander : Est-il vraiment nécessaire d’y ajouter l’étiquette « incroyable » Cette expression populaire est-elle un autre exemple de la crise des choses exceptionnelles ? Dans cette rubrique, vous approfondirez l’enseignement essentiel du christianisme — le message plein de grâce de Jésus-Christ qui est mort pour les péchés du monde — et vous étudierez la grâce de Dieu sous toutes ses coutures.

Définition de la grâce divine durant un exorcisme

Si le christianisme est le moyen pour d’avoir une relation intime et éternelle avec Dieu, la grâce est ce qui rend possible une telle relation. Vous pourriez dire que la grâce est le point vulnérable de la foi chrétienne. Mais pour vraiment comprendre ce qu’est la grâce, lisez ces trois histoires qui expliquent ce concept de façon imagée.

La grâce divine est un don précieux et inestimable

Les Misérables est un roman classique de Victor Hugo qui a fait l’objet d’une comédie musicale et de plusieurs films. Il raconte l’histoire de Jean Valjean. un homme qui a fait dix-sept ans de prison parce qu’il avait volé une miche de pain pour nourrir sa famille affamée. Au départ, Jean Valjean a les meilleures intentions du monde mais, à sa sortie de prison, il s’est endurci. est devenu amer et n’a plus d’espoir dans l’avenir. Après avoir été refoulé par un aubergiste un soir de pluie, Valjean frappe à la porte du presbytère d’une église et demande à être logé pour la nuit. Un évêque « laisse la lumière allumée » pour Valjean, l’accueille chez lui, lui offre un repas chaud ainsi qu’un lit confortable et un oreiller.
Mais Valjean ne lui est pas reconnaissant pour toute cette gentillesse ; il se réveille au milieu de la nuit, vole quelques plats en argent et s’enfuit vers la ville. Le matin, la police attrape Valjean avec les biens suspects et le ramène à l’évêque pour l’interroger. Le sort de Valjean semble alors scellé — il sait qu’être coupable d’un deuxième vol le condamne à l’emprisonnement à vie.
Mais, quand l’évêque voit Valjean, il fait quelque chose de totalement inattendu. Au lieu de trahir le voleur et de le rendre à la police, l’évêque l’accueille chaleureusement et lui demande pourquoi il n’avait pas pris les chandeliers. Après le départ de la police, qui est satisfaite, en l’absence de crime, Valjean, complètement éberlué, regarde l’évêque : « Est-il bien vrai qu’ils me laissent partir ?

Un livre à lire

Touché par la grâce, le livre de Philip Yancey, est un exposé brillant, brutalement honnête et totalement captivant de ce que signifie la grâce. Les chrétiens semblent parfois avoir oublié ce concept soi-disant simple de la grâce — qui est au cœur des enseignements de Jésus — quand on voit le légalisme qui caractérise beaucoup d’entre eux et qu’on entend ce que
disent les prédicateurs du haut de leur chaire, tous les dimanches. Ce livre tente de combler l’abîme.
L’évêque rentre alors chez lui pour prendre les deux chandeliers en argent, c’est-à-dire tout ce qui lui reste comme objets de valeur, et les tend à Valjean. Il met Valjean au défi d’utiliser l’argent pour devenir un autre homme et termine ainsi : « Jean Valjean, mon frère, tu n’appartiens plus au mal, mais au bien. C’est ton âme que j’achète. »

La grâce divine ne se mérite pas

La parabole du fils prodigue (gaspilleur), racontée par Jésus (Luc XV) est l’une des paraboles les plus connues et appréciées. Elle raconte l’histoire d’un fils ingrat qui fait l’impensable – il demande son héritage avant même que son père ait fermé les yeux – et celle d’un père incroyable qui répond à une demande des plus choquante.
Le fils encaisse son héritage et quitte sa maison pour Rio de Janeiro – bon, un pays lointain, de toute façon. Une fois là-bas, il dépense sans compter, dilapidant probablement sa fortune en achetant des babioles touristiques à bon marché et un T-shirt pour son père, afin que ce dernier puisse dire : « Mon fils prodigue est allé à Rio et tout ce qu’il m’a rapporté, c’est ce T-shirt horrible. » Mais, après s’être amusé un peu au soleil, l’enfant prodigue se retrouve avec le portefeuille et l’estomac vides. Il cherche du travail, mais n’arrive pas à en trouver, ce qui fait de lui un SDF dans une soupe populaire désertée. Il y reste un peu, mais finit par réaliser que tout ce qui lui reste à faire, c’est de rentrer chez lui.
Après une telle escapade, n’importe quel père de n’importe quelle époque aurait été sévère avec le fils prodigue, et lui aurait répété pendant toute sa vie : « Je te l’avais bien dit. » Dans la culture moyen-orientale de l’époque de Jésus, le traitement aurait été encore plus sévère, parce que les actions du fils prodigue étaient un terrible affront : elles mettaient à mal deux croyances clés de cette culture – les liens familiaux et le respect de l’autorité familiale -, à qui on donnait plus de valeur qu’à la vie elle-même.
Dans le village, tout le monde s’attendait à ce que le fils prodigue soit condamné à travailler comme un esclave pour payer sa dette et ne soit plus jamais totalement accepté comme un fils. Les villageois n’auraient certainement jamais laissé le fils prodigue oublier cela. Ils auraient continuellement humilié, harcelé, raillé toute personne qui aurait fait une action aussi innommable.
Mais le père, dans l’histoire de Jésus, répond de façon inattendue. Quand il voit son fils revenir, le père est fou de compassion pour lui car il réalise les souffrances que son fils a traversées et qu’il traversera du fait des railleries des villageois. Le père sait que la seule façon d’empêcher à son fils cette honte à venir est de prendre une décision extrême, de soustraire son fils à l’attention de tous et de devenir le point de mire. Il court donc aux devants du fils ingrat comme un athlète qui court le 100 mètres. Comme, à notre époque, les seniors font du jogging pour s’entretenir, nous ne sommes pas, vous et moi, trop impressionnés par cette course folle en public ; mais à l’époque de Jésus, cela ne se faisait pas. Une personne d’un certain âge ne faisait jamais de jogging, et courait encore moins ; c’était une question de dignité.
Mais le comportement surprenant du père ne s’arrête pas là. Quand il rejoint son fils, il l’enlace, le serre dans ses bras et l’embrasse à plusieurs reprises. Il demande ensuite à ses serviteurs de tuer le veau gras, fait revêtir à son fils sa plus belle robe, lui passe une bague au doigt et lui met des sandales aux pieds. Cette réaction incroyable ne fait pas que montrer au fils prodigue l’amour illimité du père, mais elle indique à tous que son fils doit être accueilli en tant que fils et non pas comme un serviteur.

L'exorcisme le prêtre exorciste demande la grâce  La grâce, une surprise inattendue et formidable

Le Festin de Babette est une nouvelle écrite par Isak Dinesen dont on a réalisé un film et qui a gagné l’oscar du meilleur film étranger en 1987. Le Festin de Babette raconte l’histoire de deux filles de pasteur dans un village perdu du Danemark, Norre Vosburg, qui renoncent à l’amour et au succès pour servir leur petite église luthérienne, bien stricte. Malgré toute la bonne volonté des deux femmes, les années ont eu raison des gens de l’église, qui commence à se détériorer — minée par la réglementation et les querelles acharnées entre les fidèles.
La pitié pousse les deux sœurs à offrir, à contrecœur, un abri à une femme, réfugiée, qui vient de Paris et qui frappe à leur porte un soir de pluie. Elle est venue avec un mot qui se termine avec cette simple déclaration : « Babette sait cuisiner. » Babette s’installe et cuisine docilement pour les cieux sœurs, ne préparant que ce qu’autorisent leurs palais, qui se refusent à être émoustillés — du cabillaud bien fade et du gruau.
Douze ans plus tard, Babette apprend par la poste une nouvelle étonnante : elle a gagné 10 000 francs à la loterie française. En entendant cette nouvelle. les deux sœurs, qui se sont attachées à Babette et en sont devenues dépendantes au fil des ans, réalisent que Babette va bientôt les quitter. À la même époque, l’église minuscule célèbre l’anniversaire de son fondateur ; Babette demande aux sœurs si elle peut préparer un dîner spécial, français, à l’occasion de cet événement. Aux yeux des sœurs, l’idée d’un repas français leur semble bien terre à terre et plein de complaisance ; cette idée vient peut-être même directement de Satan. Mais, comme Babette n’a jamais rien demandé auparavant, les deux sœurs, malgré leurs peurs, se sentent obligées d’accéder à sa demande. Une fois qu’elle a reçu l’argent de la loterie, Babette commence à faire des courses pour le repas et les sœurs voient avec horreur Babette rapporter du champagne, du chocolat, des tortues marines, des faisans et même une tête de veau. Le duo rencontre secrètement les autres membres de l’assemblée et ils se mettent d’accord pour manger le repas par devoir, mais ils ne l’apprécieront pas et même n’en parleront pas entre eux.
Le soir de la fête, tous les membres de l’assemblée s’assoient pour le dîner. Le neveu d’un membre de l’église, un général cosmopolite de haut rang, les rejoint ; au début du repas, les membres de l’assemblée mangent et boivent sans faire de commentaires, mais le général est stupéfait — il est en train de boire l’amontillado le plus fin qu’il n’ait jamais bu et de manger de la vraie soupe de tortue, un mets qu’on ne trouve jamais au fin fond du Danemark. Puis, en goûtant le plat principal, le général dit que le seul endroit où il ait jamais mangé ce plat était le Café anglais, un restaurant parisien célèbre qui était connu dans le temps pour sa femme chef. Tout au long du repas, l’enthousiasme débridé du général contraste avec le lourd silence des autres invités.

Au fur et à mesure que se déroule le repas, le festin a un effet transformateur et les membres de l’église commencent à se détendre. Ils commencent à rire et à parler du bon vieux temps jadis. Les querelles qui duraient depuis des années sont oubliées et enterrées. Et, à la fin de la soirée, ils sortent ensemble, forment un cercle sous les étoiles et chantent un cantique. L’assemblée qui, quelques heures auparavant, était en état de déliquescence et cumulait les querelles s’est transformée, grâce au festin de Babette, en une assemblée unie et joyeuse.

L’histoire se termine par deux nouvelles qui font l’effet d’une bombe. Babette commence par dire aux deux sœurs qu’elle était, en fait, le chef célèbre du Café anglais (dont le général avait parlé au cours de la soirée). Elle annonce ensuite qu’elle restera avec elles à Norre Vosburg de façon permanente. Quand les sœurs lui demandent ce qu’est devenu l’argent de la loterie, Babette leur révèle qu’elle a dépensé toute la somme dans le dîner de fête. Après tout, c’est le prix d’un dîner pour au Café anglais.

La grâce durant la pratique religieuse d’un exorcisme

Les histoires précédentes soulignent deux caractéristiques de la grâce :

La grâce a un prix. La grâce est un don qui coûte tout à celui qui le donne. L’évêque, dans Les Misérables, donne à Jean Valjean ses plats en argent et ses chandeliers, les seules choses de valeur qu’il possède. Dans la parabole de l’enfant prodigue, le père lui donne un cadeau de valeur : il prend sur lui l’humiliation de son fils quand il court à sa rencontre. Dans Le Festin de Babette, le cadeau de Babette à l’assemblée lui a tout coûté -les 10 000 francs qu’elle avait gagnés.

La grâce ne se mérite pas. Dans chacune des trois histoires, aucun de ceux qui a reçu la grâce n’avait demandé le cadeau qu’il a reçu. Ils n’ont pas mérité le cadeau et n’auraient pas pu l’acquérir de quelque façon que ce soit. Valjean reçoit les chandeliers en plus des plats en argent qu’il avait déjà volés. Le fils prodigue mérite honte, punition et le statut d’esclave – et non pas le cadeau que son père lui donne à son retour. À Norre Vosburg, les membres de l’église, pleins de jugements et de scepticisme, font de leur mieux pour résister au festin délicieux que Babette prépare – il est plus qu’évident qu’ils ne méritent pas de partager quelque chose qui lui a tout coûté.

La grâce est un don qui coûte à celui qui donne tout ce qu’il a et celui qui la reçoit ne la mérite absolument pas. Celui qui reçoit n’a qu’une chose à faire : recevoir la grâce. Ou, comme le dit le général du Festin de Babette : « La grâce ne nous demande rien : il suffit de l’attendre avec confiance et de la reconnaître avec gratitude. »

Différencier la grâce de la pitié est très important

Même si les termes de grâce et de pitié sont souvent interchangeables, il y a une différence subtile de sens entre les deux. La grâce, c’est recevoir quelque chose que l’on ne mérite pas, alors que la pitié, c’est ne pas recevoir le châtiment que l’on mérite. Par exemple, dans Les Misérables, l’évêque prend pitié de Valjean, ce qui sauve ce dernier de l’emprisonnement à vie, et la grâce offre à Valjean une vie nouvelle. De la même façon, Dieu montre la grâce aux êtres humains en leur offrant le don du salut à travers Jésus-Christ, et il fait preuve de pitié en ne punissant pas pour leur péché ceux qui ont accepté ce don.

Qu’est-ce qui motive Dieu à donner la grâce dans un exorcisme ?

L’histoire du fils prodigue (voir la section « La grâce ne se mérite pas » dans ce chapitre) ne fait pas que montrer une description saisis-sante de la grâce ; mais la parabole fait aussi allusion à la raison pour laquelle Dieu fait don de la grâce — son amour incroyable pour les êtres humains. La réaction du père quand il a fini de courir et qu’il a rejoint son enfant permet de le voir. Il ne fait pas que serrer la main de son fils ou lui taper dans la main. Au contraire, Jésus en donne une description beaucoup plus familière — le père serre l’enfant prodigue dans ses bras avec enthousiasme et l’embrasse à plusieurs reprises. Charles Spurgeon, un prédicateur évangéliste du XIXe siècle, parlait de l’amour qui est dépeint dans cette parabole dans son sermon « L’amour prodigue pour le fils prodigue ». Dieu sur le dos d’un pécheur ! Quelle image merveilleuse ! Pouvez-vous vous imaginer cela ? Je ne pense pas que vous le puissiez ; mais si vous ne pouvez pas vous l’imaginer, j’espère que vous allez le vivre. Quand le bras de Dieu se pose sur notre cou et que ses lèvres sont sur notre joue, qu’il nous embrasse, nous comprenons alors mieux son… amour que tous les prédicateurs et les livres ne pourront jamais nous en parler.

Recevoir le don divin de la grâce pendant un exorcisme : le salut

D’un point de vue chrétien, la grâce est ce que Dieu montre aux êtres humains en leur offrant le salut – la libération du châtiment du péché et la promesse de la vie éternelle – par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. La grâce de Dieu a un prix, car elle a coûté la vie à Jésus-Christ. On ne mérite pas la grâce de Dieu – les êtres humains ont péché contre lui depuis la chute d’Adam et Ève et n’ont rien fait – et ne peuvent rien faire – pour l’acquérir.

Si vous voulez comprendre pourquoi les chrétiens croient que tout le monde a besoin d’un tel don, commencez par prendre le temps d’étudier les quatre principes de base du salut. Quand on les comprend, on commence à saisir pourquoi la grâce de Dieu est nécessaire. Les quatre principes sont les suivants :

-Dieu est amour et veut être en relation avec chaque individu.

-Tout le monde a péché. Et ce péché, qu’il soit grand ou petit, éloigne les gens de Dieu.

-Dieu est venu sur terre en tant que Jésus-Christ et a payé le prix fort pour ce péché.

-Toute personne qui accepte ce don de la grâce reçoit le salut.

Abordons maintenant chacune de ces idées.

Principe n° 1 : L’amour de Dieu durant l’exorcisme

Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. I Timothée II, 4
Les chrétiens croient que, depuis le commencement, Dieu a créé les hommes par amour pour eux et parce qu’il voulait être en relation avec eux (Jean III. 16). Et il a conçu les êtres humains de telle manière qu’ils le rechercheraient tout naturellement, qu’ils désireraient entrer en relation avec lui, et qu’ils auraient faim de ce qu’il offre — une longue vie, l’espérance, la paix et la joie. Mais, Dieu a aussi donné un joker aux êtres humains — la liberté de le suivre ou (le prendre une autre voie. Il en résulte que, si Dieu aime chaque individu et a les bras grands ouverts et il ne force personne à faire ce qu’il ne veut pas faire.

Principe n° 2 : tenir compte de péché de l’homme durant l’exorcisme

Tous ont péché, sont privés de la gloire de Dieu. Romains III, 23

Si vous lisez la Bible d’un bout à l’autre, vous comprendrez deux vérités à propos de Dieu : Dieu aime les hommes et il déteste le péché. Le problème. c’est que tout le monde naît avec une nature pécheresse. Et ce péché, qu’il soit petit ou gros, éloigne tout individu de Dieu, de la même manière.
Dieu n’est pas seulement un méchant qui fait du péché une affaire importante. Le péché n’est pas quelque chose qu’il peut tout simplement escamoter ou occulter. Les chrétiens croient qu’il ne l’ignore pas pour trois raisons principales :
Le péché brise le cœur de Dieu: Imaginez la réaction de parents dont l’enfant unique, lors de son 16e anniversaire, vole toutes leurs économies et part aux îles Fidji. Il est certain qu’ils seraient contrariés, car leur fils a enfreint les règles, mais cette colère ne serait rien par rapport à la blessure due à la trahison et à l’égoïsme de leur propre chair et leur propre sang. Il en est de même quand vous péchez contre Dieu : vous ne violez pas une liste arbitraire de choses à faire ou à ne pas faire que Dieu veut que vous suiviez, mais vous blessez Dieu. Le fait de considérer le péché comme une infraction aux règles est une vision trop simpliste et même carrément trompeuse. Pécher, c’est briser le cœur de Dieu.

Un Dieu saint ne peut pas fermer les yeux sur le péché. Même si Dieu, après avoir été blessé, ne voulait pas voir le péché, il ne le pourrait pas. Dieu ne peut en aucune façon ignorer le péché, parce qu’il est parfaitement saint et entièrement pur. En fait, s’il essayait de détourner les yeux, il ne serait plus qui il est. Il en est de même pour un cube de glace qui ne peut pas ignorer un pot d’eau bouillante. Si le cube ne prend pas en compte la réalité et saute dans le liquide fumant, il cesse d’être un morceau de glace. Ce qui fait que, bien que l’on croie couramment que, selon l’évangéliste saint Luc, « rien n’est impossible à Dieu cette affirmation pourrait ne sembler que partiellement vraie. Oui, il est tout-puissant et il contrôle tout, mais Dieu ne peut rien faire qui soit contraire à sa nature.

Dès le départ, Dieu a défini la loi de cause à effet. Quand Dieu a introduit le choix dans le monde, il en a du même coup établi les conséquences : chaque décision que nous prenons, vous et moi, provoque un résultat que nous ne pouvons pas inverser. En d’autres mots, chaque cause a un effet. La terre est très belle, mais elle est aussi, disons-le franchement, dangereuse et semée d’embûches. Certaines actions entraînent des conséquences douloureuses, même si l’on considère le résultat comme difficile ou apparemment injuste. La réalité finit toujours par prendre le dessus, que cela vous plaise ou non. De la même façon, une fois que vous avez péché, vous ne pouvez pas en effacer les conséquences d’un revers de la main. Le prix de la liberté joue aussi un rôle important dans le fait, pour les chrétiens, de croire que Dieu permet que des choses mauvaises arrivent dans le monde.

Souhaitez-vous avoir quelques exemples ? Ces deux analogies devraient vous permettre de saisir à fond les raisons pour lesquelles Dieu ne peut pas ignorer le péché :

-Imaginons qu’une personne qui vous est chère saute dans une fosse de matière empoisonnée visqueuse et gluante. Quand elle sort de la fosse, elle en est recouverte et sent très mauvais un poison qui sent le soufre. Quand vous vous approchez de cette personne, le gaz empoisonné vous brûle les poumons et vous empêche de respirer. Peut-être que vous aimez toujours cette personne, mais vous ne pouvez plus entretenir une relation normale avec elle tant qu’elle est recouverte de cette matière visqueuse.

-Supposons qu’une femme mariée vit une aventure et, sans la moindre gêne, rentre à la maison avec son amant. Tant qu’un autre homme tourne autour de sa femme, le mari ne peut tout simplement pas continuer à se comporter comme d’habitude avec elle, sans tenir compte de ce qui se passe devant ses yeux. Il est possible qu’il l’aime toujours profondément et espère que leur relation se rétablisse, mais il ne peut rien faire tant que l’autre homme prend sa femme dans ses bras. L’autre homme ne fait pas qu’empêcher le mari d’interagir avec sa femme, il empêche aussi la femme d’avoir toute intimité avec son mari.

Le péché ressemble à cette matière visqueuse et gluante ou à cet amant sournois. Il provoque une faille gigantesque et éloigne les hommes de Dieu depuis Adam et Ève. Dieu a expliqué que le péché entraînait la mort et la séparation d’avec Dieu pour l’éternité (Romains VI, 23). Les gens se trouvent donc face à un gros problème : ils sont dans une situation difficile et ne peuvent pas s’en sortir en étant seulement bons. Ils sont entre deux eaux ; ils sont dans le pétrin ; ils sont tombés et ne peuvent plus se relever.
À travers les âges, les gens ont essayé de trouver des trucs ingénieux pour combler ce vaste canyon du péché, mais personne n’a réussi à le faire. Comme l’histoire l’a prouvé, les êtres humains ne peuvent tout simplement pas y arriver par eux-mêmes.

Principe n° 3 Dieu répond durant un exorcisme

Mais en ceci Dieu prouve son amour envers nous : Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. Romains V. 8
À cause du péché ( principe N°2) , Dieu a dû faire un choix : nous oublier tous ou prendre l’initiative et faire lui-même quelque chose pour combler le fossé. L’amour de Dieu pour les hommes (principe n° 1) a fait qu’il a répondu au péché, à un coût exorbitant pour lui.
Comme le péché entraîne la mort et la séparation d’avec Dieu, il fallait en payer le prix. Mais une simple personne ne pouvait pas le payer car, comme vous l’avez vu, les êtres humains ne peuvent pas se hisser vers Dieu. Afin de combler ce fossé, Dieu a donc dû, de sa propre initiative, en payer lui-même le prix. Il devait venir sur terre en son fils, Jésus-Christ, et mourir pour les péchés du monde (I Pierre III, 18).
Les chrétiens croient donc que le don de la grâce accordé par Dieu est l’oeuvre accomplie par Jésus-Christ en mourant sur la croix pour les péchés du monde et en ressuscitant à la vie trois jours plus tard.

Principe n°4 Les gens doivent choisir

Si, de ta bouche, tu confesses que Jésus est Seigneur et si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
Romains X. 9
Grâce à l’oeuvre de Jésus, Dieu a bâti un pont au-dessus du canyon du péché qui élimine les conséquences du principe n’ 2 (le péché de l’homme) et permet au principe n’ 1 (l’amour de Dieu) de se réaliser. Les chrétiens croient qu’il n’est pas nécessaire d’acheter un billet ni de faire quoi que ce soit pour mériter de traverser le pont, mais qu’il faut le traverser d’un pas assuré pour accepter l’offre de Dieu. Dans Les Misérables, les chandeliers n’auraient pas signifié grand-chose pour Valjean s’il ne les avait pas acceptés des mains de l’évêque pour les prendre dans les siennes. Dans l’histoire du fils prodigue, l’amour du père n’aurait pas compté si le fils ne l’avait pas accepté. Et dans Le Festin de Babette, le dîner n’aurait pas eu d’effet transformateur sur les membres de l’église s’ils n’avaient pas levé leurs fourchettes et partagé la nourriture.

Pourquoi Jésus a-t-il dû mourir pour nos péchés ?

Une coutume datant de l’Ancien Testament, aide à comprendre pourquoi le sacrifice de Jésus sur la croix sauve les hommes du péché. Dans l’Israël ancien existait un concept de parent rédempteur, quelqu’un qui était le protecteur de sa famille élargie en cas de problème. Supposons par exemple que quelqu’un était très endetté et ne pouvait rembourser ses dettes. La loi permettait que cette personne soit vendue comme esclave jusqu’au paiement de la dette. Mais si la personne asservie avait un proche qui pouvait agir en tant que parent rédempteur, elle pouvait alors être libérée, car le parent rédempteur paierait la dette. Pour être parent rédempteur, vous deviez être lié par le sang, être libre, accepter de rembourser et être capable de le faire. Les chrétiens voient Jésus comme le parent rédempteur de l’humanité. Les hommes ont contracté une dette de péché qu’ils ne pourront jamais rembourser eux-mêmes, même pas sur des millions d’années. Mais une seule personne dans toute l’histoire est en mesure d’être le parent rédempteur de l’humanité — Jésus-Christ. Lui seul remplit les trois conditions : Jésus est Dieu, mais il est aussi proche de nous car il s’est fait homme en venant dans le monde.
Jésus est libre : il est la seule personne qui n’ait jamais péché. 1.4. Jésus a donné librement sa vie sur la croix pour chacun d’entre nous. Bien que le parent rédempteur de l’Israël ancien payât une dette financière afin de libérer un proche de l’esclavage, le châtiment du péché n’est pas un châtiment financier, mais c’est une question de vie et de mort. Pour cette raison, Jésus a dû en payer le prix de sa propre vie pour toutes les vies humaines.
De même, il ne suffit pas d’acquiescer à Dieu et à l’oeuvre de Jésus-Christ. On doit aussi faire quelque chose. Le salut est ensuite un don de Dieu, mais il faut y répondre par un acte de volonté délibéré. Les chrétiens croient qu’il n’y a rien de plus facile que de répondre de façon appropriée au don de la grâce accordé par Dieu.
Reconnaître devant Dieu que vous êtes pécheur.Croire que Jésus-Christ est mort pour vos péchés. Reconnaître que Jésus-Christ est le Seigneur et l’autoriser à être le maître de votre vie.

Il est important de noter que Dieu ne considère pas les êtres humains en tant que groupe mais en tant qu’individus. Bien que ceci semble impossible à comprendre, les chrétiens croient qu’il désire être en relation avec chaque personne qui marche à la surface de la terre. Étant donné qu’il aime chaque personne une par une, il considère que chaque personne est également responsable des choix qu’elle fait. Les chrétiens croient que Dieu donne la liberté mais exige aussi la responsabilité.

Comprendre le salut par la foi pendant un exorcisme

L’idée que le salut vient totalement de Dieu et ne découle en rien de ce que vous et moi avons fait est difficile à comprendre. Pour beaucoup, cette solution est trop simple. La nature humaine exige presque que l’on ajoute quelque chose après coup. Et nombreux sont ceux qui, à travers les âges, se sont sentis obligés d’ajouter quelque chose au message premier du christianisme. Mais la Bible explique clairement que le salut s’obtient sola gratin — « par la seule grâce ». Comme les Éphésiens II, 8-9 l’indiquent : « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des œuvres, afin que nul n’en tire orgueil. » Le salut est donc le don de la grâce accordé par Dieu_
Quand une personne accepte le don du salut, on dit alors qu’elle fait partie des justes — qu’elle peut être acceptée par Dieu. On appelle justification le processus qui permet d’être déclaré juste.
Bien que tous les chrétiens soient d’accord sur le fait que c’est la grâce de Dieu qui sauve les hommes, ils divergent profondément sur le rôle de l’individu dans tout ce processus. Il est évident qu’un chrétien doit croire Jésus-Christ, mais la question de savoir si la seule foi suffit au salut a toujours été délicate. L’Église chrétienne est divisée à ce sujet.
Les catholiques croient qu’on reçoit le don de la grâce accordé par Dieu par la foi et en recevant les sacrements (comme le baptême, la communion. la confirmation, à l’église, et la confession de ses péchés à un prêtre). Le baptême est particulièrement important et les catholiques considèrent qu’a est indispensable au salut.
La plupart des chrétiens orthodoxes croient plutôt que le salut est un processus graduel, clans lequel les êtres humains deviennent de plus en plus comme Dieu au fur et à mesure qu’ils participent avec lui à l’oeuvre de salut. Les protestants voient le fait de dire la prière des pécheurs comme l’élément déclencheur qui apporte le salut dans la vie de quelqu’un. En revanche, les chrétiens orthodoxes ont tendance à donner beaucoup moins d’importance à un « événement salvateur » qui serait à l’origine de la vie chrétienne, et insistent plutôt sur ce que l’on doit faire au cours de sa vie pour poursuivre dans la foi. En d’autres mots, quand les protestants se demandent : « Que dois-je faire pour être sauvé ? », les chrétiens orthodoxes posent la question suivante : « Que puis-je faire pour être plus sauvé ? »
Les protestants croient à la justification solo fide (« du seul fait de la foi »). En d’autres mots, la foi en Jésus-Christ est tout ce dont on a besoin pour être vraiment sauvé. La « foi » ou la « croyance » n’est pas, dans ce contexte, la simple croyance intellectuelle en Dieu, mais plutôt quelque chose de beaucoup plus profond et transformateur qu’une connaissance par l’intellect. Les protestants insistent sur plusieurs versets des Actes et des Romains pour étayer leurs affirmations :
« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison. » (Actes XVI, 31) « C’est la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence. » (Romains III, 2) 1..« Nous estimons en effet que l’homme est justifié par la foi, indépendamment des œuvres de la loi. » (Romains III, 28) « Par contre, à celui qui n’accomplit pas d’œuvres mais croit en celui qui justifie l’impie, sa foi est comptée comme justice. » (Romains 1V, 5)
Les protestants se méfient beaucoup du mot auquel Jean s’oppose si fortement dans l’épître aux Romains — les œuvres. C’est pour cette raison qu’ils sont en désaccord avec les catholiques en ce qui concerne le lien entre les sacrements et le salut et avec les chrétiens orthodoxes pour ce qui est du lien entre le fait de vivre une vie chrétienne et le salut. Les Protestants considèrent ces efforts purement et simplement comme des œuvres car ces actes sont posés en dehors de toute croyance. Même si les protestants pensent comme les chrétiens catholiques et orthodoxes qu’un chrétien doit vivre sa foi (Philippiens II, 12), ils distinguent la pratique de la vie chrétienne du salut lui-même — la conséquence du salut plutôt que la condition nécessaire pour recevoir le salut.
La foi en Jésus-Christ est essentielle pour être sauvé et justifié. Voir Éphésiens II, 8 9. Les principes fondamentaux de la vraie foi. L’épître de Jacques expose très clairement que la seule déclaration de foi n’est rien si elle n’est pas confortée par l’action (Jacques II, 14-26). En d’autres mots, faites ce que vous dites. Si quelqu’un est vraiment chrétien, sa foi grandira au cours de sa vie et, sur le long terme, il vivra selon sa foi. Il est cependant important de reconnaître que ceci est une conséquence de la foi et non pas une condition à celle-ci.

Naître de nouveau grâce à un exorcisme

« Naître de nouveau » est l’une de ces expressions stéréotypées que chacun comprend différemment. Cette expression résume parfaitement ce que signifie être chrétien. Mais en fait, c’est Jésus lui-même qui a été le premier à utiliser l’expression « naître de nouveau ».
Naître de nouveau signifie renaître spirituellement en confiant sa vie à Jésus et en s’inscrivant dans une relation personnelle avec lui. Dans Jean III, 3, Jésus dit qu’à moins de « naître de nouveau », on ne verra pas le royaume de Dieu. En d’autres termes, Jésus dit que lorsqu’une personne accepte le don de la grâce accordé par Dieu et croit en Jésus-Christ, il s’opère alors un véritable changement par l’Esprit saint — une seconde naissance, si vous voulez. Ce qui veut dire que tout chrétien fervent est « rené », qu’il s’attribue ou non cette étiquette.
Le Nouveau Testament est rempli de cette idée que les gens qui ont engagé leur vie pour Jésus ont quelque chose de différent. Paul dit qu’un chrétien est une « nouvelle créature », ce qui signifie que ce qui vient de la vie passée de cette personne meurt littéralement ; et qu’une réalité nouvelle apparaît (II Corinthiens V, 17). Il ajoute dans les Éphésiens IV, 24 que le chrétien revêt l’homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité.

Existe-t-il des causes perdues malgré la pratique d’un exorcisme?

Quand elles entendent parler du don de la grâce accordé par Dieu, de nombreuses personnes répondent : « Mais vous ne savez pas ce que j’ai fait ! » En d’autres mots, si Dieu peut pardonner certains, ces personnes ont commis des péchés sinon horribles que Dieu ne pourrait pas les pardonner.
Le christianisme comprend un certain nombre de croyances qui s’opposent à la pensée commune. Eh bien, vous allez pouvoir ajouter ceci à cette liste : l’un des principaux enseignements du christianisme est qu’aucun péché n’est jamais trop grave et qu’aucun pécheur n’est jamais exclu de la grâce de Dieu — même des personnes aussi malfaisantes que Saddam Hussein ou je ne sais quel tyran. Tant que les gens confessent leurs péchés et croient en Jésus, Dieu les pardonne. Il s’agit de la croyance qui veut que I’« on récolte ce que l’on a semé », mais c’est cela le christianisme. Une vérité incroyable dans le christianisme est la façon dont Dieu traite même les pires pécheurs. Réfléchissez aux trois « cas désespérés «qui suivent et à leurs rencontres exceptionnelles avec Jésus-Christ. Les derniers soupirs d’un voleur Les Romains ont crucifié Jésus entre deux criminels sur une colline en dehors de Jérusalem. L’Évangile de Luc (XXIII, 39-43) relate que l’un des criminels commença à insulter Jésus, en lui disant : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous aussi ! » Mais l’autre criminel se mit en colère contre celui qui l’insultait et lui répondit qu’il était juste qu’ils soient punis des crimes qu’ils avaient commis alors que Jésus était totalement innocent. Le deuxième criminel tourna ensuite la tête vers Jésus et lui dit : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi. «Jésus le regarda et lui répondit ces mots incroyables : «En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Le voleur n’a peut-être pas prononcé les mots de « la prière du pécheur, mais Jésus connaissait son cœur. Le voleur reconnaissait son péché et croyait en Jésus-Christ. Jésus effaça donc tout ce que le voleur avait fait de mauvais avant d’être cloué à cette croix et l’accueillit dans son paradis. Le voleur prouve que, tant que vous n’avez pas poussé le dernier soupir, il n’est jamais trop tard, et que vos actions ne sont jamais trop infâmes pour que vous puissiez recevoir la grâce de Dieu. À un jet de pierre du jugement Un groupe de professeurs juifs amena à Jésus une femme qu’on avait surprise en adultère ; ils voulaient la lapider, selon la loi de Moïse dans l’Ancien Testament. Quand ils questionnèrent Jésus à ce sujet, sa réponse étonna tout le monde : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » (Jean VIII, 7). Ils se retirèrent, lentement, l’un après l’autre, car Jésus, par son audace, avait éliminé les raisons qu’ils avaient de la punir.
Jésus se tourna vers la femme et lui dit : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur », et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus. »
La foule avait condamné la femme à la mort en se fondant sur » on récolte ce que l’on a semé ». Mais Jésus lui pardonna et lui donna la possibilité d’abandonner une vie de pécheresse pour une vie de foi.

La version originale de « Me sauver de t’enfer »

John Newton était le capitaine d’un bateau d’esclaves au XVIIIe siècle et il était aussi mauvais et cruel que vous pourriez l’attendre d’un marchand d’esclaves. Pendant des années, John s’est rebellé contre Dieu et ne voulait rien avoir à faire avec lui. Jusqu’à un violent orage, une nuit, au cours d’une traversée. L’orage était si tumultueux que tout le monde pensait y passer. Au pire de l’orage, il hurla à Dieu d’avoir pitié d’eux. Dieu sauva le bateau cette nuit-là et Newton, certain d’avoir échappé de peu à la mort, vit dès lors la vie sous une lumière différente.
Newton s’engagea pour le Christ et commença un lent processus de transformation de sa vie de pécheur en une vie entièrement dédiée à Dieu. Quelques années plus tard, il se sentit même appelé par Dieu pour devenir pasteur et passa les quelques dizaines d’années qui lui restaient à prêcher la Bonne Nouvelle qu’il avait découverte sur ce vaisseau négrier des années auparavant. En tant que prédicateur, Newton écrivit de nombreux cantiques pour les services hebdomadaires à l’église et les réunions de prière. Il en rédigea des centaines, mais l’un d’entre eux sort du lot. Vous avez deviné : La Grâce du ciel!
Au premier abord, on pourrait penser qu’un cantique traditionnel comme La Grâce du ciel avait dû être écrit par quelqu’un de bien gentil dont la pire faute avait été de se battre avec sa sœur quand il était enfant. Mais quand on apprend que celui qui a écrit ce chant est quelqu’un d’aussi infâme et dégoûtant qu’un marchand d’esclaves, on réalise que le don de la grâce accordé par Dieu est vraiment merveilleux et d’une puissance absolue.

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